Blondedy Ferdinand sur scène ? Quelle chianteuse !

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Certaines stars de la musique haïtienne ont su faire une bonne gestion d’opportunités et ont toutes su bâtir leurs images et se mettre en marché sans vraiment de vrais talents. La faute en est aux promoteurs de bals ou autres événements culturels qui opèrent dans la HMI.

Depuis quelques années, je suis impressionné par le nombre de “stars” qui sortent des ombres et brillent. Il y en a aujourd’hui beaucoup. Mais un petit détail me retourne le coeur : Une grande partie d’entre elles qui deviennent célèbres sont littérallement nulles. C’est le cas de Blondedy Fedinand. Bien qu’elle nous ait épatés en tentant sa chance au septième art et ait crevé l’écran dans le passé.

J’ai rarement vu quelqu’un d’aussi ambitieux. Blondedy Ferdinand, toute petite, avait le besoin de réussite chevillé au corps. Elle avait réussi à percer l’écran du premier coup dans le film “Les couleurs de la dignité” pour lequel elle avait reçu le Ticket d’Or, son premier prix de meilleure actrice.

Il serait bien difficile de donner le nombre exact de promoteurs de spectacles en Ayiti. Mais, la scène HMI, c’est une bande de bouffons pour la plupart qui organisent des bals, festivals ou autres évènements culturels. Ils bookent des artistes qui franchement ne valent pas toutes ces ovations. Je pense notamment à Blondedy … C’est tout bonnement une horreur en live, mais bon, elle se fringue à la mode, provoque, tout ça, alors forcément le public adore et c’est ca qui fait vendre les billets. Les chanteurs médiocres font parti des artistes les plus convoités de la HMI. Et les acteurs du secteur musical haitien soutiennent la gageure. Le secteur qui n’est pas régulé, présente des symptômes d’un « mal organisationnel » profond et souffre d’un manque d’encadrement juridique, hormis celui relatif aux droits d’auteur. Un vide qui ouvre la porte à l’anarchie évidente qui sévit dans la profession (promoteurs).

Aujourd’hui, l’actrice devient chanteuse. Elle devient célèbre seulement à son apparence physique, et non pour sa voix et qui continue à gagner de l’argent sans rien faire d’extraordinaire. Blondedy est celle d’entre les chanteuses médiocres qui a le mieux réussi. Sans doute est-ce celle qui le mérite le plus. Par son travail, par sa constance, par sa fidélité et son respect vis à vis du public, par son adresse à avoir su éviter les faux pas? Non, je ne le crois pas. Son succès, elle le doit en grande partie aux imbéciles qui composent la HMI où le fric et la rentabilité ont raison des talents. La HMI, c’est des animateurs qui raquettent des artistes et des groupes de KOMPA qui leur font des ponts d’or. Certains ont même une liste de salariés. 

Moi, ce qui m’inquiète quand même c’est de voir à quel point le public, petit à petit, perd de son oreille. Avant, les chanteurs qui duraient étaient ceux qui étaient bons (ça comprend le live). Aujourd’hui quand je vois le public adorer des personnes qui ne sont pas capables de chanter juste et en rythme et qu’il y autant de trucs nazes que la HMI nous propose, que les gens sont plus enclins à écouter de la merde qu’avant. Auparavant, la musique était une affaire de musicien pas une affaire de « DASOMAN ». Aujourd’hui, Ce sont des pseudo-artistes qui gagnent de l’argent alors que de bons chanteurs ne sont jamais contactés par des organisateurs de spectacle sous prétexte que ce qu’ils font, n’est pas du tout “commercialisable”. Jean Jean Roosevelt ne se produit que pour des écoles congréganistes alors qu’il est très convoité à l’étranger.

Que ce soit Blondedy Ferdinand ou Florence, nous sommes tous d’accords pour dire qu’elles ne savent pas chanter. Si je devais définir Blondedy Ferdinand en un mot : La fashionista provocatrice !!!

Miché de Payen Ghetto Skills


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