Avec « Blese » son dernier titre, Vanessa Désiré a blessé la langue de Molière

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Vanessa Désiré jeune chanteuse confirmée a tout récemment  présenté un nouveau titre qui sous le coup, a gagné  le cœur de plus d’un. L’interprète de « Ou fèm anvi viv » a depuis enjolivé son style. Malgré la marque d’irresponsabilité de la langue de Molière, le public a apprécié à juste titre. « Blese » morceau participant  à la renaissance de l’auteure de «Dous Makòs », album passé inaperçu.

Comme bon nombre d’artistes, le désir de Vanessa est de gravir les marches pour connaître la réussite. On peut, de par sa fougue et son engouement pour la musique,  identifier sans lunettes toute l’énergie la submergeant. Ses collaborations avec Toby Anbake ont eu un franc succès, toutes rivées sur leurs fans à eux deux.  Il n’est rien de commun entre  « Dous Makòs » et la vice-championne de Digicel Stars en 2010. «  Dous Makòs », opus composé de treize morceaux sorti en  2017, est passé totalement inaperçu. On ne sait pas si c’est dû à la faible promotion ou à un manque de maturité au niveau de son œuvre. Mais le disque de la « désirée » n’a pas rencontré le succès escompté. « Sa plis ke love » est la chanson qui lui a servi de porte d’entrée  dans le domaine musical.

Longs furent les jours où elle avait été sur le banc de touche. On doit dire qu’avec la venue de « Blese », Vanessa a prouvé qu’elle avait beaucoup travaillé et comme on pourrait le penser, elle n’est pas seulement une collaboratrice, elle est capable de grandes choses. Le tour est joué et c’est le moment rêvé dans la vie de tout artiste. Souhaitons que ça continue. En quête d’idées nouvelles, Vanessa a mal mené l’horizon.

« La même horizon » on l’entend crier, ce qui laisse un goût amer sur les lèvres des allocutaires la chanteuse. Ils sont peu à avoir entendu cette fin de phrase mettant en mauvaise posture la langue de Voltaire. Un auteur eut à dire « Quand on est heureux on aime la musique mais quand on est triste, on comprend les paroles. »

Doit-on condamner la chanteuse ? Tous les artistes ont probablement  une équipe s’occupant de leurs images, de leur manière de faire… On pourrait accepter cette faille en des circonstances différentes, dans des interviews par exemple en se référant à l’adage « l’erreur est humaine ». Mais avec un produit fini, on se demande sans doute si le manager de la co-auteure de «  Deeper »  a vu le manuscrit avant toutes les démarches conduisant à la publication officielle de « Blese ».

Des fans sont unanimes à penser que nombreuses stars haïtiennes n’arrivent pas toujours à rendre parfait un travail. Cette jeune fille, passionnée de la voix de « Blese » dévoile son inquiétude face à la mauvaise habitude de se laisser aller et de répéter aussi « la même horizon ». « Parfois, ça me sort involontairement de la bouche, gorge déployée, sous l’effet des paroles témoignant ma situation, je répète aussi « la même horizon » tout en sachant que c’est du genre masculin. » Les fins de phrases sont elles aussi inaudibles certaines fois, on ne sait pas si c’est une marque antillaise qui s’impose néanmoins cette dernière sonne faux pendant l’écoute.

Les artistes sont considérés comme des modèles pour une multitude de jeunes. On peut aussi le constater à travers le cheminement qui aboutit à l’interprétation  des morceaux qui leur plaisent. Mais, insistons sur le fait que ces derniers doivent revoir leurs plans pour une meilleure diffusion. C’est une précaution à prendre.

À coup sûr c’est une chance pour celle qui se sent blessée. Les internautes ne l’ont pas réprimandée. Il est peut-être trop tard  pour « Blese » mais espérons que cela ne se reproduise plus.

Carlile Perrin ( La Première Dame)

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