FeSlam Haiti: L’Association Krèm-Lank défend son 4e festival sur le thème “Di m yon ti pwezi”

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La 4e édition du «Festival Slam Haiti» mettant en vedette des slameurs de la scène locale, se déroulera cette année du 19 au 26 juillet. Porté par l’AKRÈL (Association Krèm-Lank), le festival propose une panoplie d’activités dont des ateliers d’écriture, l’oralité et des prestations. La rédac de Mélomag a rencontré pour vous le directeur artistique du festival, Chouno Lamarre qui va nous parler de la singularité du “FeSlam Haiti”.

Mélomag : Vous êtes le directeur artistique du festival «Festival Slam Haiti». Comment vous est venue l’idée de ce festival?

Chouno Lamarre : Tout d’abord je tiens à préciser que le Festival s’intitule «Festival Slam Haiti» organisé par l’AKRÈL (Association Krèm-Lank). Le thème retenu pour l’édition de cette année est bien «Di m yon ti pwezi…». Le Slam c’est l’une des expressions artistiques les plus en vogue. C’est un texte poétique déclamé sur fond musical, ou non. C’est une nouvelle forme d’expression scénique et un moyen de rendre la poésie plus vivante et de l’inscrire dans le présent. Il est aussi identifié comme un mouvement social contestataire permettant aux jeunes qui se sentent délaissés d’exprimer leur mal-être. Une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. D’où l’idée «Di m yon ti pwezi…».

Mélomag : Comment présenteriez-vous ce festival ? Qu’est ce qui fait sa singularité ?

Chouno Lamarre : Le FeSlam Haiti (Festival Slam Haiti) est un événement poétique de qualité qui réunit des jeunes de tout âge et de tout milieu. Ce n’est pas un hasard si des jeunes écoliers, les universitaires et la plupart du public haïtien s’intéressent à cette initiative. Les demandes de multiplier les scènes et les ateliers de slam sont multiples. Donc répondre à ce grand besoin, est la nécessité de réaliser cette quatrième édition.

Mélomag : Cette année le festival fête sa 4e édition. Pouvez-vous nous en faire un bilan ?

Chouno Lamarre : La première édition a eu lieu à l’Ecole Nationale des Arts (Enarts) et la deuxième dans 7 lieux différents (Bureau Nationale d’Ethnologie, Shooter’s…). Des spectacles live dans des émissions de télé comme « Regards Croisés » avec les animateurs de la COSAFH (Culture Sans Frontière d’Haïti) et sur quelques radios les plus écoutées de la capitale. La troisième édition était aussi différente que les deux premières, plus que dix spectacles dans une dizaine d’espaces différents, des ateliers de techniques d’écriture, des conférences, des causeries entre certains créateurs et le public, des performances live dans des médias de la capitale. La première, la deuxième et la troisième édition ont été une réussite sur tous les points.

Mélomag : Du 19 au 26 juillet 2019, le festival va permettre à des artistes d’échanger autour du slam et de la poésie. Quels sont les lieux que vous investissez cette année ?

Chouno Lamarre : Depuis la deuxième édition, nous avons toujours voulu investir certaines villes de province, mais faute de moyens et sans partenaires, nous n’avons pas pu. Mais cette année, le festival ira à la rencontre du public dans quatre villes : Jacmel, Cayes, Lascahobas et aussi Gonaïves. Le festival slam est un événement ambitieux. L’Association Krèm-Lank travaille pour le positionner parmi les grands rendez-vous culturels du pays et espère agrandir de plus en plus le nombre de festivaliers venant de toutes les régions haïtiennes et d’ailleurs. Dans le futur, l’association pense intégrer plus d’activités au festival et faire venir des slameurs étrangers.

Mélomag : Les artistes qui vont jouer cette année viennent de nombreuses villes du pays ? Comment est montée cette programmation ? Êtes-vous parti à la découverte de ces artistes ou ces derniers sont-ils venus à vous ?

Chouno Lamarre :   Généralement, les artistes qui jouent au FeSlam, sont les noms les plus connus du domaine, ils se passent de présentation.  Pour la quatrième édition, l’Association Krèm-Lank organisera dans les différentes villes qui participeront au Festival, des ateliers de formations sur le slam et sur les techniques : d’écriture, d’improvisations, présence scénique et astuces pour gérer le trac. Après chaque atelier, les participants, avec l’encadrement du formateur, auront à créer un spectacle sous forme de restitution qui sera affiché dans la programmation du festival.

Mélomag : Aussi, combien de personnes attendez-vous cette année ?

Chouno Lamarre : Le Festival est ouvert au grand Public, nous aurons à recevoir des gens (jeunes et vieux) venus de tout milieu, de toutes les strates de la société. Tout le monde sera le bienvenu.

Mélomag : Un prix d’entrée tout à fait abordable ?

Chouno Lamarre : Il y aura de différents types de spectacles, certains sont payants et d’autres gratuits. Ceux qui seront payants, le seront à des prix très abordables.

Mélomag : Du côté de l’organisation, comment financez-vous ce rendez-vous qui se rapproche ?

Chouno Lamarre : Le financement de nos réalisations : spectacles, ateliers, concours et le festival sera assuré par : la cotisation des membres de l’association, des partenaires et les recettes des spectacles déjà organisés. Contribuer à notre festival, c’est avant tout investir dans un projet. C’est soutenir la jeunesse en leur permettant de se révéler et de trouver un lieu pour mettre leur talent au service de la société. Le festival de slam, c’est aussi un événement qui prête sa scène à des groupes musicaux et des artistes connus du secteur culturel haïtien. À noter qu’il y a des artistes étrangers qui veulent y participer. En soutenant notre festival, financièrement comme par le biais de prêt de matériels ou la mise à disposition de matières premières, vous nous permettez d’atteindre nos objectifs.

Mélomag : Un mot pour la fin ?

Chouno Lamarre : Le festival remercie ses supporters et souhaite trouver d’autres partenaires pour pouvoir l’aider à réaliser ses rêves. Le public, les partenaires, tous ceux qui veulent nous aider, performer ou participer à la 4e édition du festival slam Haïti sont priés de nous contacter 40 40 6763/ 36 48 3974/ yonkremlank@gmail.com. Pour les images de nos anciennes réalisations, vous êtes invité à visiter la page facebook du festival «festival slam Haïti “Krèm-Lank”».

Miché de Payen

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