« Geto yo pale » : Le titre de rap qui a de l’épaisseur pour négocier la paix entre les gangs rivaux de la 3e circonscription.

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Capture d’écran de 7 seconde répondant aux questions de Guy Wewe.

7 seconde, c’est le nom de scène d’un jeune rappeur originaire de Fontamara qui se targue d’avoir négocié la paix entre les chefs de gangs Kris la de « Ti Bwa », Bougòy de « Gran Ravin », Arnel de « Village de Dieu » et Rebèl de « Baz Pilate », après la sortie de son morceau « Geto yo pale » qui se dote d’un clip. 

Carl Henry Louis de son vrai nom, s’est inspiré de la violence poussée par le trafic de drogue, la prolifération des armes à feu illégales et les disputes territoriales dans les quartiers de Grand Ravine, Ti bwa, et Village de Dieu pour écrire les paroles de son titre « Geto yo pale » en collaboration avec Gucci. Une chanson qui plus tard, l’a aidé à enrayer la spirale de la violence dans les vastes banlieues de la 3e circonscription de Port-au-Prince, selon ce qu’il a confié à Guy Wéwé, lors de son passage à « Guy Wewe radio a ». 

Dans le visuel mis en ligne le 2 janvier 2019,  7 seconde a réussi le pari fou de réunir des chefs de gangs des quartiers pré-cités. Le clip propose une émission interactive dont les présentateurs invitent les auditeurs à joindre l’antenne pour parler de leurs ghettos. Et ceux qui appellent au standard de l’émission « 7 secondes » ne sont que des chefs de gangs exhibant leurs armes, dissimulant leurs visages sous des foulards aux couleurs du drapeau haïtien. Le jeune rappeur s’est servi de leurs noms pour évoquer plusieurs raisons favorisant le banditisme chez les jeunes des quartiers pauvres.

Mais dans la vraie vie, 7 seconde dit avoir rencontré nez-à-nez les vrais caïds et il leur a demandé de s’unir pour la paix. Le jeune artiste n’a jamais répugné à dire la vérité au sujet de sa rencontre avec ces bandits recherchés par la police. En fait, cette chanson qui avait été applaudie par tous les caïds dès sa sortie, lui a conféré un niveau de crédibilité auprès des gangs des quartiers sud de la capitale affectés par la violence armée, pour qu’ils tournent dans la vidéo. Ça lui a rapidement permis de gagner leur respect et militer pour mettre un terme à la violence urbaine. 

Miché de Payen


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