Trouble Boy n’a jamais été la tête de Turc de sa ville natale.

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Difficile d’ignorer que Trouble Boy est un enfant du Cap-Haitien. Dans ses chansons, dans ses interviews, le rappeur ne cesse de clamer son amour pour la cité christophienne. Invité à se produire le 7 avril dernier, dans le cadre de la « journée des quartiers » à Limonade, Trouble Boy a enflammé la scène de « KayFilo ». On pouvait compter sur ses hits pour mettre le feu dans cette enceinte. Tout le public chantait à l’unisson ses tubes. Après avoir visionné toutes les vidéos de ses concerts dans le Nord, on peut conclure que Trouble Boy n’a jamais été conspué par ses fans capois.

C’est pourquoi, sur son compte Instagram, l’artiste dit ne pas partager l’expression française « Nul n’est prophète en son pays ». Cette expression qui date du XVIIe siècle est issue des Évangiles de Luc et Matthieu. Lorsque Jésus revint dans sa ville d’origine, Nazareth, tout le monde se moquait de lui, et le considérait comme un simple fils de charpentier alors qu’il était le fils de Dieu. Cela ne semble pasêtre le cas pour l’interprète du fameux tube « Mpral nan peyanm pou yo ». Même si ça ne l’a pas empêché de se louper parfois.

Cette expression qui veut dire : ne pas être reconnu de son entourage pour ses capacités ou ses conseils, est balayée d’un revers de main par le rappeur originaire du Cap-Haitien. Comme il y a toujours une exception à la règle, Trouble Boy croit qu’il est le seul prophète à être vénéré dans son fief.

Et qu’en est-il de Baky aux Cayes ?

Miché de Payen

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