Oh Sound Studio fête ses 4 ans

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Un paquet de singles au compteur, des compteurs Soundcloud et YouTube qui s’affolent au-delà du million d’écoutes et de vues. Il n’en faut pas plus pour constater que l’aventure Oh Sound Studio est un véritable succès qui semble s’inscrire dans la durée. Succès porté par le boss de cette compagnie de production musicale, Jimmy Olivier et par un crew d’artistes talentueux.

Quatre piges ce vendredi 5 avril pour Oh Sound Studio. À l’occasion de ce 4e anniversaire, on a posé quelques questions à son fondateur, Jimmy Olivier. Voici ses réponses :

Mélomag : Comment est né Oh Sound Studio et quelle était votre première release ?

Jimmy Olivier : L’idée est née après mon coup de colère dans un studio où je venais enregistrer mon premier son en 2006. Il y avait tellement de gens qui venaient travailler sur de nombreux projets sonores donc j’ai dû poireauter. Ça ne m’a pas plu et je suis reparti comme j’étais arrivé. Sur le chemin du retour, je me suis dit le mieux c’est d’avoir mon propre studio pour non seulement réaliser mes projets d’albums mais aussi mettre l’accent sur la convivialité et la passion pour la musique. 

Et voilà après des années de dur labeur à FAES où je bossais comme coordonnateur pour les départements de l’Ouest et du Sud-est, j’ai réussi à créer Oh Sound qui est devenu aujourd’hui une nébuleuse qui brille fort dans la nuit musicale haïtienne. Je l’ai créé pour avoir la liberté de nous exprimer et partager la musique qui nous fait tant vibrer. Pour répondre au deuxième volet de la question, on a organisé la release de « Absans ou » à l’Hotel Oasis en novembre 2018. Le titre qui a fait décoller Rayy Raymond et on a invité la presse culturelle à découvrir l’artiste et une poignée de fans a été aussi invitée à y participer. 

Mélomag : Oh Sound pourquoi ce nom, d’ailleurs ?

Jimmy Olivier : Oh! Cette interjection marque généralement une réaction. Ça peut être une désapprobation, un désaccord ou un étonnement. Nous, on prend ça dans le sens de l’étonnement. Tout mélomane qui écoute un bon son, une superbe chanson pousse un « Oh shit that sounds good »!  C’est pour ça qu’on a choisi l’interjection pour l’associer à « Sound ». 

Mélomag : Que propose Oh Sound ?

Jimmy Olivier : Oh Sound propose l’enregistrement et le mixage de titres, de démos, de mixtapes ou d’albums à prix intéressants avec résultats de qualité. Oh Sound est conduit par un ingénieur du son qualifié. Nous sommes spécialisés dans le Compas, le RnB, le zouk, le Gospel, le reggae, le dancehall, le rap et tous ses dérivés. Mais les activités du studio d’enregistrement sont aussi variées dans une multitude d’autres domaines (Voice-off, message publicitaire). 

Mélomag : Oh Sound est composé de combien de personnes? 

Jimmy Olivier : Oh Sound c’est d’abord une équipe bien soudée. Une team composée de quatre membres. Mais il y a d’autres collaborateurs. Par exemple un photographe, un infographiste et une flopée de musiciens. 

Mélomag : Est ce que Oh Sound vous fait vivre aujourd’hui ?

Jimmy Olivier : Comme partout ailleurs, un gain ne se fait pas sans sacrifice. Le producteur comme le label manager ce sont des métiers comme tous les autres. Dénicher les nouveaux talents de demain et les accompagner le plus longtemps possible dans leur carrière, repérer de nouveaux artistes, puis une fois que nous avons signé un contrat avec eux, de les accompagner dans la production de leurs albums et de les faire connaître du public.c’est le rôle que j’endosse et ça rapporte quand même non ? 

Mélomag : Quels sont les différents artistes que vous avez intégrés dans votre compagnie de production musicale?

Jimmy Olivier :  Rayy Raymond et Olicase.

Mélomag : Avez-vous des souvenirs qui ressortent plus que d’autres durant ces 4 premières années ?

Jimmy Olivier : Ah oui ! Le jour où le directeur de la chaine BBlack Carribean nous a appelés pour Rayy Raymond. Et aussi le jour où j’ai vu le clip « Absans ou » de Rayy Raymond générer un million de vues sur YouTube. 

Mélomag : un maître mot avant de clore cet entretien Jimmy? 

Jimmy Olivier : Il ne faut jamais se décourager : les rêves s’envolent, mais le travail reste.

Miché de Payen


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