Jean Gardy Desrivières répond à Miché de Payen

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À l’occasion de la Quinzaine de la Francophonie à Haiti en mars 2019, Jean Gardy Desrivières, a planché sur la dictée du Bureau Régional Caraïbe de l’OIF- Amérique Latine. Et le 20 mars, lors de la cérémonie de remise de prix, il a été désigné 2e lauréat de cette épreuve écrite. Le jeune journaliste répond aux questions de Mélomag

Mélomag: Peux tu te présenter aux lecteurs de Mélomag?

Jean Gardy Desrivières : Mon nom est Jean Gardy Desrivieres, je suis ingénieur informaticien et journaliste. Né, à Port-au-Prince le 19 février 1985,  dans une famille modeste de 4 enfants dont je suis le cadet. De la classe de 7eme année à la terminale, j’étais au Collège Union des Universitaires de Port-au-Prince (CUUP), situé à Fontamara 27.  En fait, après la fin de mes études secondaires, j’ai passé 5 années à étudier les sciences informatiques à l’INUKA et j’en suis sorti diplômé comme ingénieur informaticien. Ensuite, j’ai obtenu un certificat du Centre Culturel Brésil/ Haïti où j’avais étudié la culture et la langue portugaises. 

Je suis certifié CCENT (Cisco Certify entity Network Technicain) et je travaille actuellement comme Technicien en réseau télécommunication dans un FAI (Fournisseur d’accès à Internet).  In fine, en décembre dernier je suis diplômé en journalisme à Media Academy, une école de Journalisme et de français. Je suis quadrilingue. Je maîtrise bien l’anglais, le français, le portugais et le créole.

Mélomag : Comment as tu été au courant de l’organisation du concours de dictée de l’OIF? Et Qu’est-ce qui t’a poussé à  y participer ?

Jean Gardy Desrivières : Je suis un follower de cette organisation sur Facebook. C’était sur sa page que j’avais vu l’annonce concernant ce concours. J’aime ce genre de challenge. Dans un premier temps,  il était question de me mesurer en vue d’évaluer mes connaissances en français mais tout en gardant en tête l’idée d’être parmi les lauréats. Je ne savais pas ce qu’on allait donner comme prime, je m’étais dit « si je pouvais être premier lauréat et que je pourrais aller représenter Haïti, c’est après que je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un post du Bureau Régional Caraïbe de l’OIF- Amérique Latine, (BRECAL). 

Mélomag : Quelle était ta relation avec l’OIF avant ce concours ?

Jean Gardy Desrivières : Il ne s’agissait pas vraiment d’une relation  à proprement parler. Je le suis sur facebook, comme ca je peux toujours être au courant de toutes ses activités. 

Mélomag : Dis nous comment s’est déroulée cette épreuve ?

Jean Gardy Desrivières : En fait, c’était comme on faisait quand on était en classe de primaire. Dans une salle, nous,  les candidats, étions tous assis au bord d’une table comme faisait une table ronde et un responsable nous lisait le texte à haute voix. 

Mélomag : Vous étiez combien à avoir concouru à cette dictée? 

Jean Gardy Desrivières : Si mes souvenirs sont exacts, on était environ plus d’une vingtaine.

Mélomag : Est-ce qu’il y avait un candidat dont tu avais peur pendant l’épreuve ?

Jean Gardy Desrivières : Non

Mélomag : Tu en es sorti 2e lauréat qu’est-ce que cela représente pour toi ce prix?

Jean Gardy Desrivières : En fait, c’est le résultat de mes efforts. Ce prix représente pour moi la raison idéale qui pourrait m’inciter à me former davantage en cette langue. Depuis cette épreuve, mon estime de soi a augmenté de 90% pour ne pas dire de 100%. Je suis plus que fier de moi.

Mélomag : un message à l’endroit de la jeunesse haïtienne. 

Jean Gardy Desrivières : Mes messages pour les jeunes de ma trempe: 

Ne laissez surtout pas la situation critique de notre pays vous empêcher de vous former. Alors, dans un pays comme Haïti, vous devez redoubler d’efforts. L’éducation est la clé pouvant vous ouvrir la porte du succès, gardez la jusqu’à la fin et mettez vous au pas  et qu’après  tant d’efforts consentis vous sortirez la tête haute et fiers.


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